RDC – L’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) serait actuellement le théâtre de vives tensions. Selon des alertes internes, Céline Kabwika Masengu, l’ancienne Directrice Financière et Administrative limogée pour faute grave, tenterait de manœuvrer pour reprendre son poste. Un scénario qui indigne les agents, alors que des rapports d’audit feraient état d’un trou financier de plus de 6 millions de dollars.
Un réseau de malversations présumées
Selon des sources syndicales ayant requis l’anonymat, le départ de la DFA ne serait que la partie émergée de l’iceberg. Un système de détournement sophistiqué aurait été mis en place, impliquant plusieurs complices internes, dont Messieurs Olivier Nsiala et Jhonny Ngalula. Ces derniers bénéficieraient, selon les mêmes sources, de la protection d’une autorité au sein de l’institution.
Plusieurs rapports d’audit, couvrant la période de 2022 à 2025, auraient mis en lumière des pratiques de gestion pour le moins opaques. Céline Kabwika Masengu se retrouverait ainsi au cœur d’un mécanisme qui aurait lourdement préjudicié les caisses de l’État.
Des anomalies systémiques à l’étude
L’analyse des documents comptables aurait révélé une liste exhaustive d’irrégularités. Il s’agirait notamment :
- De présumées fausses factures liées à des soins de santé et des formations jamais dispensées.
- De doubles paiements de factures et du règlement d’un logiciel comptable qui n’aurait jamais été livré.
- De conflits d’intérêts majeurs, où certains agents se seraient substitués à des fournisseurs.
- De dépenses sans pièces justificatives et du paiement, pendant cinq ans, d’une entreprise (GEPECO) pour des prestations jugées inexistantes.
Plus grave encore, des retenues sur les salaires des agents ainsi que des impôts n’auraient jamais été reversés au Trésor Public, créant un préjudice social direct pour le personnel.
Des appuis politiques pour un retour contesté ?
Malgré la gravité des faits qui lui sont reprochés, l’ex-DFA tenterait activement de réintégrer l’AAC. Elle compterait, selon des indiscrétions, sur le soutien influent d’un député national et ancien ministre. Cette perspective de retour aux affaires, avant même que la justice ne se soit prononcée, est perçue par les agents comme une insulte à la bonne gouvernance.
« Ce retour serait un signal catastrophique pour l’avenir de notre institution », aurait confié un agent en colère.
Un appel à l’arbitrage du Chef de l’État
Face à ce qu’ils considèrent comme une menace pour la survie de l’AAC, les agents en appellent désormais à la vigilance de la Tutelle, de la Première Ministre ainsi que du Chef de l’État. Ils réclameraient que les auteurs de ces détournements présumés répondent de leurs actes devant les tribunaux compétents avant toute considération de réintégration.
L’affaire, qui ternit l’image de l’aviation civile congolaise, est désormais entre les mains des décideurs politiques qui devront trancher entre impunité et restauration de l’ordre financier.
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