Gestion des fonds militaires en RDC : Le gouvernement sous pression après une question orale au SENAT

Gestion des fonds militaires en RDC : Le gouvernement sous pression après une question orale au SENAT

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, devra bientôt comparaître devant le Sénat pour répondre à une question orale avec débat concernant la gestion des fonds et dons destinés à l’effort de guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette convocation fait suite à une initiative du sénateur Anicet Babanga, élu de la province du Maï-Ndombe, qui exige des éclaircissements sur l’utilisation des ressources mobilisées, qu’elles proviennent de l’État ou de donateurs privés, en faveur des Forces armées de la RDC (FARDC) et des groupes Wazalendo.

Une demande de transparence

La question, déposée ce mercredi au Bureau du Sénat, s’inscrit dans le cadre des prérogatives constitutionnelles et réglementaires de la chambre haute (articles 100 et 138 de la Constitution, ainsi que 160, 165 et 168 du règlement intérieur du Sénat).

« C’est en rapport avec la gestion des fonds alloués à la situation sécuritaire dans l’Est de notre pays, une guerre qui nous est imposée par l’ennemi », a déclaré le sénateur Babanga. « Des fonds ont été alloués, des dons ont été faits pour soutenir nos vaillants combattants, FARDC et Wazalendo. Pourtant, les plaintes persistent. Nous voulons savoir ce qui a été remis au Vice-Premier Ministre : qu’en a-t-il fait ? Comment les dons, les tenues, les vivres ont-ils été distribués ? »

Le peuple congolais en droit d’exiger des comptes

Le parlementaire a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente des ressources engagées dans la lutte contre l’insécurité. « Le Ministre est tenu de s’expliquer, parce que le contribuable, c’est le peuple congolais. Ce peuple veut voir clair à travers la chambre des sages. Il y a eu beaucoup de dons et de fonds, mais cela ne doit pas rester opaque », a-t-il martelé.

Cette interpellation intervient dans un contexte où les opérations militaires contre les groupes armés dans l’Est du pays mobilisent d’importants moyens financiers et logistiques, tant de l’État que de partenaires privés. Les sénateurs entendent ainsi s’assurer que ces ressources atteignent effectivement les combattants sur le terrain.

La date exacte de l’audition du Vice-Premier Ministre sera communiquée après la transmission officielle de la question par le Bureau du Sénat.