Kinshasa : 200 millions USD de la Banque mondiale pour la gestion des déchets et la résilience face aux inondations

Kinshasa : 200 millions USD de la Banque mondiale pour la gestion des déchets et la résilience face aux inondations


Le 27 mai 2025

Kinshasa, RDC – La Banque mondiale a approuvé un financement historique de 200 millions de dollars américains pour soutenir la ville de Kinshasa dans sa lutte contre l’insalubrité et les inondations, deux défis majeurs qui menacent la résilience urbaine et la qualité de vie de ses habitants. Ce projet, annoncé lors d’une réunion entre le gouverneur Daniel Bumba et une délégation de la Banque mondiale dirigée par Catalina Marulanda, vise à transformer la gestion des déchets et à renforcer les infrastructures face aux risques climatiques .

Un projet pour une Kinshasa plus résiliente

Le financement s’articule autour de deux axes prioritaires :

  1. La gestion des déchets : Avec la récupération récente de la décharge finale de Mpasa, spoliée pendant plus de dix ans, le gouvernement provincial a démontré sa volonté de moderniser la filière des déchets. Les fonds permettront d’améliorer la collecte, le tri et le traitement des ordures, réduisant ainsi l’insalubrité qui favorise les épidémies et les inondations .
  2. La prévention des inondations : Kinshasa, régulièrement frappée par des crues dévastatrices (comme celles de 2023-2024 ayant causé 300 morts et 2 millions de déplacés), bénéficiera de la construction d’infrastructures anti-inondations et de systèmes d’alerte précoce .

Un contexte climatique urgent

La RDC est classée parmi les cinq pays les plus vulnérables au changement climatique, avec des pluies extrêmes, des glissements de terrain et des sécheresses qui sapent son économie. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Adaptation (PNA) et complète d’autres initiatives, comme le curage des rivières à Kinshasa, Bukavu et Uvira, également financé à hauteur de 200 millions USD par la Banque mondiale .

Gouvernance et partenariats

La réussite du projet repose sur une collaboration multisectorielle, impliquant le ministère de l’Intérieur, les provinces et les acteurs locaux. Comme l’a souligné la Vice-Premier ministre Eve Bazaiba lors d’un atelier sur les déchets, « la gestion des déchets est une opportunité pour l’économie circulaire », nécessitant des mécanismes innovants et décentralisés .

Perspectives : Si les défis restent immenses (la RDC ne finance que 2 % de ses engagements climatiques), ce projet marque une étape cruciale vers une Kinshasa plus propre et plus sûre. Les yeux sont désormais tournés vers sa mise en œuvre transparente et efficace, pour que les millions alloués se traduisent en résultats tangibles pour les Kinois.

Sources :