Kinshasa, le 20 mai 2025 La ville-province de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, traverse une période critique en matière de sécurité. Ces derniers mois, les cas de braquages se multiplient, devenant presque une habitude pour les habitants, qui vivent dans la peur constante. Presque chaque semaine, des hommes armés attaquent des shops, des commerces et parfois même des domiciles, semant la panique et l’impuissance parmi la population.
Une insécurité grandissante
Les témoignages se succèdent et se ressemblent : des individus lourdement armés font irruption dans des boutiques, dérobent argent, téléphones et marchandises, avant de disparaître sans être inquiétés. Les quartiers tant populaires que résidentiels sont touchés, et aucun lieu ne semble épargné. Les commerçants, déjà fragilisés par la crise économique, voient leurs efforts réduits à néant en quelques minutes.
« C’est la troisième fois en deux mois que notre quartier est visé », déplore un habitant de la commune de Ngaliema. « Nous n’avons plus de sécurité, nous vivons dans la peur permanente ».
Un sentiment d’impunité
Le plus inquiétant dans cette recrudescence des attaques est le sentiment d’impunité qui entoure ces actes criminels. Malgré les multiples plaintes déposées, les auteurs de ces braquages ne sont que rarement interpellés. Les forces de l’ordre semblent dépassées, manquant parfois de moyens ou de stratégies efficaces pour endiguer ce phénomène.
« Où sont les autorités ? Où est la police ? », s’interroge une victime, propriétaire d’un shop pillé à Makala. « Nous payons des taxes, mais nous ne sommes pas protégés. »
Appel à l’action des autorités
Face à cette situation alarmante, la population kinoise lance un cri d’alarme. Les citoyens exigent des mesures concrètes : renforcement des patrouilles policières, installation de caméras de surveillance dans les zones à risque, et surtout, une véritable politique de lutte contre l’insécurité.
Les autorités provinciales et nationales doivent prendre leurs responsabilités avant que la situation ne dégénère davantage. La sécurité des personnes et des biens est un droit fondamental, et il est urgent d’agir pour redonner confiance aux Kinois.
En attendant, la psychose s’installe. Les commerces ferment plus tôt, les rues se vident à la nuit tombée, et la méfiance grandit. Kinshasa, ville vibrante et dynamique, mérite mieux que cette spirale de violence. Il est temps que les actes suivent les promesses, avant que l’insécurité ne devienne incontrôlable.
