Kinshasa : L’Hôtel de Ville lance une campagne d’identification des conducteurs de véhicules de transport public

Kinshasa : L’Hôtel de Ville lance une campagne d’identification des conducteurs de véhicules de transport public

Dans le cadre de la modernisation et de la sécurisation du transport urbain, l’Hôtel de Ville de Kinshasa a initié une vaste opération d’identification des chauffeurs de taxi, taxi-bus, bus, véhicules de transport en commun et même des corbillards. Cette mesure vise à mieux réguler le secteur, lutter contre l’insécurité routière et améliorer la qualité des services offerts aux usagers.

Une démarche pour professionnaliser le transport urbain

Selon les autorités municipales, cette opération permettra d’établir une base de données fiable des conducteurs exerçant dans la capitale. Les chauffeurs devront se faire enregistrer auprès des services compétents de la ville, munis de leurs pièces d’identité, permis de conduire et autres documents requis.

« L’objectif est de mettre de l’ordre dans le secteur du transport, d’éliminer les conducteurs clandestins et de garantir aux Kinois des trajets plus sûrs », a déclaré un responsable de l’Hôtel de Ville.

Renforcement de la sécurité et traçabilité

Cette identification facilitera également le suivi en cas d’infractions ou d’accidents, tout en décourageant les pratiques illégales telles que le vol de véhicules ou l’exploitation sans autorisation. Les chauffeurs enregistrés recevront des badges ou cartes professionnelles, permettant aux usagers de les identifier facilement.

Réactions des concernés

Si certains syndicats de transporteurs saluent cette initiative, d’autres expriment des craintes quant à d’éventuelles tracasseries administratives ou des coûts supplémentaires. Les autorités rassurent que la procédure sera simplifiée et accessible à tous les conducteurs en règle.

Cette mesure s’inscrit dans une série de réformes engagées par la ville de Kinshasa pour améliorer la mobilité urbaine, souvent marquée par le désordre et l’informel. Les résultats de cette campagne pourraient servir de modèle pour d’autres villes de la République Démocratique du Congo.