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Kinshasa, le 13 mai 2025
Un phénomène troublant envahit les rues de la capitale
Kinshasa, mégapole vibrante de près de 17 millions d’habitants, ne cesse de révéler des réalités sociales aussi complexes que douloureuses. Au-delà des embouteillages étouffants et du tumulte quotidien, un nouveau phénomène interpelle la conscience collective : le « sunga mwana etshiké » (« secourir l’enfant abandonné » en lingala).
Il s’agit d’une pratique où des enfants atteints de pathologies graves – ameloblastome (cancer de la mâchoire), colostomie ou autres malformations visibles – sont exhibés aux carrefours stratégiques de la ville pour susciter la compassion des passants. Rond-point Victoire, Huileries, UPN, Kintambo Magasin… Aucun lieu n’est épargné.
Mendicité déguisée ou détresse réelle ?
Si certains y voient un appel légitime à la solidarité, des experts médicaux alertent sur une exploitation cynique. « La plupart de ces cas sont en phase terminale, sans espoir de guérison. L’argent collecté ne sert souvent pas aux soins », déplore un médecin sous couvert d’anonymat.
Les Kinois, partagés entre empathie et méfiance, vivent un dilemme quotidien. « On se sent coupable de ne rien donner, mais donner revient parfois à encourager ce business de la misère », confie une habitante de la Gombe.
L’État face à ses responsabilités
L’ampleur du phénomène soulève des questions sur le rôle des autorités. « Comment des structures sans moyens obtiennent-elles des agréments ? Où est le ministère des Affaires sociales ? », s’indigne un universitaire.
En octobre 2024, la ministre Nathalie-Aziza Munana reconnaissait devant l’Union africaine une « crise humanitaire prolongée et négligée ». Pourtant, sur le terrain, aucune politique concrète ne freine cette exploitation.
La pauvreté, terreau fertile
Avec 73,5 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 2,15 $/jour en 2024), la RDC offre un contexte propice à ces dérives. « Quand l’État abandonne ses citoyens, les plus vulnérables deviennent des marchandises », analyse un sociologue.
Quelles solutions ?
- Contrôle strict des ONG et sanctions contre les exploiteurs.
- Centres d’accueil spécialisés pour enfants malades et abandonnés.
- Sensibilisation publique sur les circuits de dons fiables.
- Renforcement des filets sociaux pour réduire l’extrême pauvreté.
Conclusion
Kinshasa mérite mieux que ces scènes indignes. Si la solidarité citoyenne reste nécessaire, elle ne doit pas servir de substitut à l’action publique. Le gouvernement se doit d’agir avant que l’indignation ne se mue en désespoir. Car, comme le rappelle un vieux proverbe kinois : « Un peuple qui mendie son pain, c’est un peuple dont les dirigeants ont failli. »
À vous la parole
Que pensez-vous de ce phénomène ? Faut-il donner ou boycotter ces appels à l’aide ? Partagez vos réactions sur #KinshasaSolidarité.
(Crédit photo : [Nom du photographe] – Légende : Un enfant malade exhibé au rond-point Victoire)
→ Lire aussi :
- [Lien vers un article sur la pauvreté en RDC]
- [Lien vers un reportage sur les ONG à Kinshasa]
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