À peine installé à la tête du Fonds Forestier National (FFN), Dominique Mbuyamba Tshimanga a entamé une série de consultations institutionnelles visant à renforcer la gouvernance financière et opérationnelle de cet établissement public. Ce jeudi, accompagné de son Directeur général adjoint, Assani Ongala Hassan, ainsi que d’une importante délégation, il a été reçu pendant plus de trois heures par la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance du Sénat.

Au cœur des échanges figurait l’examen de la loi des finances rectificative n°25/044 du 28 juin 2025, notamment la partie relative aux comptes spéciaux, parmi lesquels figure le Fonds Forestier National. La Commission Écofin a cherché à mesurer le niveau réel d’exécution budgétaire, à identifier les éventuels écarts et à comprendre les défis auxquels le FFN doit faire face dans la mobilisation et l’utilisation des ressources.

cette démarche vise à garantir une transparence accrue dans la gestion publique, en particulier dans un contexte où les comptes spéciaux jouent un rôle stratégique dans le financement des politiques sectorielles.
Le Directeur général du Fonds Forestier National a profité de cette tribune pour présenter les priorités de son mandat, notamment le renforcement des mécanismes de gouvernance, l’amélioration des capacités techniques et la consolidation des outils de gestion financière.

Dominique Mbuyamba Tshimanga a insisté sur la nécessité d’un accompagnement parlementaire renforcé, afin que le FFN puisse jouer pleinement son rôle dans la préservation et la gestion durable des ressources forestières, domaine essentiel dans la lutte contre le changement climatique et dans la mise en œuvre des engagements internationaux de la RDC.

Cette séance de travail s’inscrit dans les prérogatives de contrôle prévues par le cadre juridique congolais, notamment :
- l’article 138, alinéa 1, point 5 de la Constitution, qui confère au Parlement le pouvoir de contrôler l’action du gouvernement et des services publics ;
- l’article 196 du règlement intérieur du Sénat, qui organise le contrôle exercé par les commissions permanentes sur les établissements publics et les comptes spéciaux.
La Commission Écofin a rappelé que ce contrôle ne constitue pas seulement une exigence administrative, mais un moyen d’assurer que les fonds publics destinés aux secteurs stratégiques comme celui de l’environnement et des forêts produisent les résultats attendus.
À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue afin d’améliorer le suivi budgétaire et de renforcer les mécanismes de gouvernance. Le FFN s’est dit disposé à fournir régulièrement au Parlement des rapports détaillés sur l’utilisation des ressources et l’avancement des projets sous sa tutelle.
Cette rencontre marque ainsi le début d’une collaboration plus structurée entre le Fonds Forestier National et la Commission Écofin du Sénat, dans une perspective d’efficacité, de transparence et de bonne gouvernance.
Remy Mbuyi
